Traitements des hemorroides a Epinal et Nancy

Chirurgie proctologique en Lorraine

Hemorroides : symptomes, diagnostic et traitements

Dr Elias Bouziane, chirurgien viscéral & digestif

Les hémorroïdes sont des structures vasculaires naturellement présentes au niveau du canal anal. Elles participent notamment à la continence fine et ne constituent donc pas, en elles-mêmes, une maladie.

On parle de maladie hémorroïdaire lorsque ces structures deviennent responsables de symptômes : saignements, prolapsus, gêne, démangeaisons, douleurs ou thrombose.

La prise en charge dépend du type d’hémorroïdes, de leur importance et surtout des symptômes ressentis. Dans de nombreux cas, un traitement médical ou instrumental suffit. Lorsqu’une intervention chirurgicale devient nécessaire, plusieurs techniques peuvent être proposées, notamment l’hémorroïdectomie classique selon Milligan-Morgan, la radiofréquence ou l’hémorroïdoplastie laser.

Qu’est-ce que la maladie hemorroidaire ?

Chirurgie proctologique à Nancy

Il existe deux composantes principales :

  • les hémorroïdes internes, situées à l’intérieur du canal anal ;
  • les hémorroïdes externes, situées sous la peau autour de l’anus.

Les hémorroïdes internes peuvent progressivement descendre dans le canal anal puis s’extérioriser lors des selles : on parle alors de prolapsus hémorroïdaire.

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition ou l’aggravation des symptômes : constipation, poussées prolongées lors de la défécation, diarrhées répétées, grossesse, surpoids ou encore troubles du transit.

Traitements des hemorroides a Epinal et Nancy

La maladie hémorroïdaire peut se manifester de différentes manières.

Les saignements

Les saignements sont généralement constitués de sang rouge, apparaissant pendant ou après les selles. Ils peuvent être visibles sur le papier toilette, dans la cuvette ou sur les selles.

Même lorsque des hémorroïdes sont connues, un saignement anal ne doit pas systématiquement leur être attribué. Selon l’âge, les antécédents et les symptômes associés, d’autres explorations peuvent être nécessaires.

Le prolapsus hémorroïdaire

Les hémorroïdes internes peuvent descendre progressivement vers l’extérieur de l’anus.

On distingue classiquement plusieurs stades :

  • grade I : hémorroïdes internes sans extériorisation ;
  • grade II : extériorisation lors de la selle avec retour spontané ;
  • grade III : extériorisation nécessitant une réintégration manuelle ;
  • grade IV : prolapsus permanent ne pouvant plus être réintégré.

Cette classification permet d’orienter le traitement, mais le choix dépend également de l’importance des symptômes et de l’existence éventuelle d’une composante externe.

La thrombose hémorroïdaire externe

La thrombose correspond à la formation brutale d’un caillot dans une hémorroïde externe.

Elle se manifeste généralement par l’apparition d’une boule douloureuse et tendue au niveau de l’anus, parfois très rapidement.

Son traitement est différent de celui d’un prolapsus hémorroïdaire chronique.

Les démangeaisons et les suintements

Un prolapsus important peut entraîner une irritation locale, des démangeaisons, des difficultés d’essuyage ou des suintements.

Les douleurs

Contrairement à une idée fréquente, les hémorroïdes internes non compliquées sont souvent peu douloureuses.

Une douleur anale importante peut être liée à une thrombose hémorroïdaire mais également à une autre pathologie proctologique, notamment une fissure anale ou un abcès. Un examen permet d’en déterminer la cause.

Le diagnostic repose principalement sur une consultation proctologique.

Après avoir précisé les symptômes, leur ancienneté et les éventuels troubles du transit, l’examen peut comporter :

  • une inspection de la région anale ;
  • un toucher rectal lorsque celui-ci est possible ;
  • une anuscopie permettant d’examiner directement le canal anal et les hémorroïdes internes.

Cet examen permet de différencier les hémorroïdes des autres causes de douleur, de saignement ou de tuméfaction anale.

En cas de saignement, une exploration du côlon peut être proposée dans certaines situations afin d’écarter une autre origine digestive.

Le traitement dépend de l’importance des symptômes et du stade de la maladie.

L’objectif n’est pas nécessairement de supprimer toutes les hémorroïdes, qui sont des structures anatomiques normales, mais de faire disparaître les symptômes responsables de la gêne du patient.

Régulariser le transit

La première étape du traitement consiste généralement à obtenir des selles faciles à évacuer et à diminuer les efforts de poussée.

Cela peut notamment passer par :

  • une alimentation suffisamment riche en fibres ;
  • une hydratation adaptée ;
  • la correction d’une constipation ou d’une diarrhée chronique ;
  • l’utilisation de laxatifs adaptés lorsque cela est nécessaire ;
  • la réduction du temps passé aux toilettes et des efforts de poussée.

La régularisation du transit reste importante quel que soit le traitement envisagé.

Les traitements médicamenteux

Des traitements locaux ou des médicaments peuvent être utilisés lors des poussées symptomatiques.

Ils permettent principalement de diminuer temporairement l’inflammation, l’inconfort et les symptômes mais ne corrigent pas un prolapsus hémorroïdaire important.

Les traitements instrumentaux

Pour certaines hémorroïdes internes, des traitements réalisés en consultation peuvent être proposés, notamment les ligatures élastiques.

Le principe consiste à traiter les hémorroïdes internes sans réaliser d’intervention chirurgicale classique.

Lorsque les symptômes persistent malgré ces traitements ou lorsque la maladie hémorroïdaire est plus avancée, une prise en charge chirurgicale peut être discutée.

Une intervention peut notamment être proposée en cas de :

  • prolapsus hémorroïdaire important ;
  • saignements répétés ;
  • gêne quotidienne significative ;
  • échec d’un traitement médical ou instrumental ;
  • hémorroïdes internes et externes volumineuses ;
  • récidives fréquentes.

Il n’existe pas une seule intervention adaptée à tous les patients.

Le choix de la technique dépend notamment du grade du prolapsus, de l’importance de la composante externe, de l’existence de marisques, des symptômes et des traitements déjà réalisés.

Trois techniques peuvent notamment être discutées : l’hémorroïdectomie de Milligan-Morgan, la radiofréquence et le laser.

Quel est le principe ?

L’hémorroïdectomie de Milligan-Morgan est la technique chirurgicale classique de traitement de la maladie hémorroïdaire.

Contrairement au laser ou à la radiofréquence, il s’agit d’une véritable exérèse des paquets hémorroïdaires internes et externes pathologiques.

Les principaux paquets hémorroïdaires sont retirés en préservant entre eux des ponts de peau et de muqueuse permettant une cicatrisation correcte du canal anal.

Dans quelles situations est-elle indiquée ?

Cette intervention est particulièrement adaptée lorsque la maladie est importante, notamment en présence :

  • d’un prolapsus hémorroïdaire avancé ;
  • d’hémorroïdes de grade III ou IV ;
  • d’une composante externe importante ;
  • de volumineuses marisques associées ;
  • de récidives après d’autres traitements.

Elle reste une technique de référence lorsque l’on recherche un traitement complet et radical d’une maladie hémorroïdaire importante.

Quels sont ses avantages ?

Son principal avantage est son efficacité, notamment sur les maladies hémorroïdaires volumineuses associant une composante interne et externe.

Elle permet de retirer directement les tissus hémorroïdaires responsables des symptômes.

Quelles sont ses contraintes ?

L’exérèse crée volontairement des plaies au niveau du canal anal.

Les suites sont donc généralement plus douloureuses et la cicatrisation plus longue que pour les techniques mini-invasives.

Une prise en charge adaptée de la douleur ainsi qu’une régularisation rigoureuse du transit sont particulièrement importantes après cette intervention.

Quel est le principe ?

La radiofréquence est une technique chirurgicale mini-invasive.

Une fine sonde est introduite dans les tissus hémorroïdaires internes. L’énergie délivrée provoque une coagulation contrôlée des vaisseaux responsables de leur vascularisation.

L’objectif est de diminuer progressivement le volume des hémorroïdes et leur tendance à saigner ou à s’extérioriser.

Contrairement à l’hémorroïdectomie classique, les hémorroïdes ne sont pas retirées.

Pour quelles hémorroïdes ?

La radiofréquence est principalement destinée aux hémorroïdes internes symptomatiques, notamment de grade II ou III, responsables de saignements ou d’un prolapsus modéré.

Elle est moins adaptée lorsqu’il existe une maladie hémorroïdaire externe importante ou un prolapsus très avancé.

Quels sont ses avantages ?

L’absence de grande plaie chirurgicale permet généralement :

  • des douleurs postopératoires plus modérées ;
  • une récupération plus rapide ;
  • une reprise plus précoce des activités ;
  • des soins locaux moins importants.

Quelles sont ses limites ?

La radiofréquence ne retire pas les hémorroïdes externes ni les marisques.

Elle n’est donc pas adaptée à toutes les formes de maladie hémorroïdaire.

Dans certaines situations, un geste mini-invasif peut également être associé à une exérèse limitée lorsqu’une composante particulière le nécessite.

Quel est le principe ?

L’hémorroïdoplastie laser est également une technique chirurgicale mini-invasive.

Une fibre laser très fine est introduite à l’intérieur des paquets hémorroïdaires internes. L’énergie délivrée provoque une rétraction des tissus et une diminution de leur vascularisation.

Le paquet hémorroïdaire se réduit progressivement sans être retiré.

Pour quelles hémorroïdes ?

Le laser peut notamment être proposé pour des hémorroïdes internes responsables de saignements ou d’un prolapsus modéré, généralement lorsque le traitement médical ou instrumental n’est plus suffisant.

Comme la radiofréquence, cette technique est principalement destinée à la maladie hémorroïdaire interne.

Elle ne permet pas, à elle seule, de supprimer une composante externe importante.

Quels sont ses avantages ?

Par rapport à une hémorroïdectomie classique, l’absence d’exérèse étendue permet généralement :

  • moins de douleurs postopératoires ;
  • peu ou pas de plaies externes ;
  • une récupération plus rapide ;
  • une reprise plus précoce des activités.

Quelles sont ses limites ?

Le traitement est moins radical qu’une hémorroïdectomie d’exérèse.

Il doit donc être proposé à des patients correctement sélectionnés. En présence d’un prolapsus majeur ou d’une importante composante externe, l’hémorroïdectomie classique peut être plus adaptée.

Il n’existe pas de technique universellement supérieure pour tous les patients.

Le choix dépend avant tout de l’anatomie de la maladie hémorroïdaire et des symptômes.

L’hémorroïdectomie de Milligan-Morgan permet une exérèse complète et reste particulièrement adaptée aux formes avancées ou associant une importante composante externe. Sa contrepartie est une période postopératoire généralement plus douloureuse et une cicatrisation plus longue.

La radiofréquence et le laser sont des techniques mini-invasives particulièrement intéressantes pour certaines hémorroïdes internes de grade II ou III. Elles entraînent habituellement moins de douleurs et une récupération plus rapide, mais ne permettent pas de traiter de la même manière une importante composante externe ou un prolapsus très avancé.

Le choix est donc réalisé au cas par cas après l’examen proctologique.

La chirurgie hémorroïdaire est le plus souvent réalisée sous anesthésie générale ou locorégionale.

Dans de nombreuses situations, elle peut être réalisée en chirurgie ambulatoire, avec un retour à domicile le jour même.

La durée et les modalités de récupération dépendent largement de la technique utilisée.

Après l’intervention, plusieurs mesures permettent d’améliorer le confort et la cicatrisation.

Prévenir la constipation

Il est essentiel d’obtenir rapidement des selles souples afin d’éviter les efforts de poussée.

Un traitement laxatif peut être prescrit après l’intervention, associé à une hydratation suffisante.

Contrôler la douleur

Les antalgiques sont adaptés au type d’intervention réalisée.

Après une hémorroïdectomie de Milligan-Morgan, les douleurs peuvent être importantes pendant les premiers jours, notamment lors des selles.

Après laser ou radiofréquence, les douleurs sont habituellement plus limitées en raison de l’absence de grande plaie d’exérèse.

Soins locaux

Après une hémorroïdectomie classique, une hygiène locale régulière est nécessaire pendant la période de cicatrisation.

Les soins sont généralement beaucoup plus simples après une technique mini-invasive.

Comme toute intervention chirurgicale, la chirurgie des hémorroïdes peut entraîner des complications.

Les principales sont :

  • un saignement postopératoire ;
  • une douleur persistante ;
  • une difficulté temporaire à uriner ;
  • une infection, plus rare ;
  • un retard de cicatrisation ;
  • une récidive des symptômes.

Après une hémorroïdectomie d’exérèse, certaines complications plus rares comme un rétrécissement du canal anal peuvent également survenir.

Les complications graves restent rares lorsque l’indication et la technique sont adaptées.

Un saignement important, une fièvre, une impossibilité d’uriner ou une douleur anormalement intense après l’intervention doivent conduire à contacter rapidement l’équipe chirurgicale.

Faut-il forcément opérer des hémorroïdes ?

Non. La majorité des symptômes hémorroïdaires peuvent initialement être traités par une régularisation du transit, des traitements médicamenteux ou des techniques instrumentales.

La chirurgie est réservée aux symptômes persistants ou aux formes plus avancées.

Le laser est-il meilleur que l’hémorroïdectomie classique ?

Ces deux techniques ne répondent pas exactement aux mêmes situations.

Le laser permet généralement une récupération plus confortable, mais il traite principalement les hémorroïdes internes sans les retirer.

L’hémorroïdectomie classique est plus invasive mais permet de traiter une maladie hémorroïdaire plus importante, notamment lorsqu’une composante externe est associée.

Quelle différence entre laser et radiofréquence ?

Le principe est proche : diminuer la vascularisation et le volume des hémorroïdes internes sans réaliser leur exérèse.

La différence réside principalement dans le type d’énergie utilisée.

Le choix dépend de la morphologie des hémorroïdes, de l’expérience du chirurgien avec chaque technique et de la situation particulière du patient.

La chirurgie des hémorroïdes est-elle douloureuse ?

La douleur dépend fortement de la technique.

L’hémorroïdectomie classique de Milligan-Morgan peut entraîner des douleurs significatives pendant la cicatrisation.

Les techniques mini-invasives comme le laser ou la radiofréquence sont généralement moins douloureuses car elles évitent une exérèse étendue et de grandes plaies au niveau du canal anal.

Les hémorroïdes peuvent-elles récidiver après une opération ?

Une récidive reste possible quelle que soit la technique.

Le risque dépend notamment du type de maladie hémorroïdaire initiale, de la technique utilisée et de la persistance de facteurs favorisants comme la constipation ou les efforts de poussée.

La régularisation du transit reste donc importante même après une intervention.

Une consultation de chirurgie proctologique permet de confirmer l’origine des symptômes, d’évaluer précisément la maladie hémorroïdaire et de choisir le traitement le plus adapté.

Lorsque la chirurgie est indiquée, la stratégie est individualisée en fonction de l’importance du prolapsus, de la composante interne ou externe et des attentes du patient.

Les différentes options peuvent ainsi être discutées, allant des traitements conservateurs aux techniques chirurgicales mini-invasives comme la radiofréquence ou le laser, jusqu’à l’hémorroïdectomie de Milligan-Morgan lorsque celle-ci constitue le traitement le plus approprié.

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