Chirurgie Dermatologique a Epinal et Nancy
Chirurgie des lésions cutanées en Lorraine
Exerese des lesions de la peau et des tissus sous cutanes
Dr Elias Bouziane, chirurgien viscéral & digestif
La chirurgie cutanée, également appelée dermatochirurgie, regroupe les interventions réalisées sur la peau et les tissus situés immédiatement sous celle-ci.
Elle permet notamment de prendre en charge :
- certains kystes cutanés ;
- les lipomes superficiels ;
- certaines lésions bénignes gênantes ;
- des grains de beauté devant être analysés ;
- des lésions cutanées suspectes ;
- certains carcinomes cutanés ;
- des cicatrices ou lésions inflammatoires sélectionnées.
Toutes les lésions de la peau ne nécessitent pas une intervention. Certaines peuvent être simplement surveillées ou bénéficier d’un traitement dermatologique non chirurgical.
Lorsqu’une exérèse est indiquée, l’objectif est de retirer la lésion dans de bonnes conditions de sécurité, de préserver autant que possible les tissus sains et d’obtenir une analyse anatomopathologique permettant de confirmer précisément sa nature.
La majorité des interventions peut être réalisée sous anesthésie locale, dans le cadre d’une prise en charge ambulatoire, avec un retour à domicile immédiatement après le geste.
Quelle est la difference entre dermatologie et chirurgie cutanee ?
Chirurgie dermatologique à Nancy
Le dermatologue est le spécialiste du diagnostic médical des maladies de la peau.
Il peut notamment réaliser :
- un examen dermatologique complet ;
- une dermatoscopie ;
- la surveillance des grains de beauté ;
- le diagnostic des maladies inflammatoires ou infectieuses de la peau ;
- des traitements médicaux, locaux ou physiques ;
- certaines biopsies et interventions cutanées.
Le chirurgien intervient principalement lorsqu’une lésion doit être retirée et analysée.
Une évaluation dermatologique préalable est particulièrement importante pour :
- les lésions pigmentées ;
- les grains de beauté atypiques ;
- les lésions multiples ;
- les maladies inflammatoires diffuses ;
- les lésions du visage ;
- les suspicions de mélanome ;
- les patients nécessitant une surveillance régulière de l’ensemble de la peau.
La prise en charge peut donc être organisée en collaboration avec le dermatologue, le médecin traitant et, lorsque cela est nécessaire, une équipe spécialisée en cancérologie cutanée.
Chirurgie cutanee a Epinal et Nancy
Quelles lésions bénignes peuvent être retirées ?
Kyste épidermoïde
Le kyste épidermoïde, parfois appelé à tort « kyste sébacé », est une petite cavité située sous la peau et contenant principalement de la kératine.
Il se présente généralement sous la forme d’une boule :
- arrondie ;
- mobile sous la peau ;
- parfois centrée par un petit orifice ;
- indolore en dehors des épisodes inflammatoires.
Le kyste peut progressivement augmenter de volume ou s’infecter.
En cas d’inflammation aiguë, il peut devenir :
- rouge ;
- douloureux ;
- chaud ;
- tendu ;
- responsable d’un écoulement.
Un kyste totalement asymptomatique ne doit pas nécessairement être retiré.
Une exérèse peut être proposée lorsqu’il provoque :
- des épisodes inflammatoires répétés ;
- des douleurs ;
- une gêne liée à son volume ou à sa localisation ;
- des écoulements ;
- une incertitude diagnostique ;
- une gêne esthétique importante.
Pour limiter le risque de récidive, l’objectif est de retirer la totalité de la paroi du kyste. Cette exérèse est généralement plus facile lorsque le kyste n’est pas inflammatoire.
Lipome
Le lipome est une tumeur bénigne constituée de cellules graisseuses.
Il se présente habituellement comme une masse :
- souple ;
- mobile ;
- indolore ;
- située sous la peau ;
- augmentant lentement de volume.
Un lipome typique et peu gênant peut être surveillé.
Une exérèse peut être envisagée en cas :
- de gêne fonctionnelle ;
- de douleur ;
- de compression locale ;
- d’augmentation de volume ;
- d’incertitude sur le diagnostic ;
- de gêne esthétique importante.
Une masse profonde, dure, fixée, douloureuse ou augmentant rapidement de taille nécessite un bilan complémentaire avant toute exérèse simple. Une échographie ou une IRM peut être demandée afin de préciser sa nature et sa profondeur.
Nævus ou grain de beauté
Un nævus est une lésion pigmentée bénigne constituée de mélanocytes.
La majorité des grains de beauté ne nécessite aucune intervention.
Une exérèse peut être proposée lorsqu’un nævus :
- présente un aspect inhabituel ;
- se modifie ;
- est régulièrement traumatisé ;
- provoque une gêne fonctionnelle ;
- doit être analysé pour confirmer sa nature ;
- est difficile à surveiller ;
- fait l’objet d’une recommandation dermatologique.
Une exérèse réalisée uniquement pour des raisons esthétiques doit être discutée en tenant compte de la cicatrice, qui peut parfois être plus visible que la lésion initiale.
Fibrome cutané
Le fibrome mou, parfois appelé acrochordon, est une petite excroissance bénigne de la peau.
Il se développe fréquemment :
- au niveau du cou ;
- sous les bras ;
- sous les seins ;
- dans les plis ;
- à proximité de l’aine.
Ces lésions sont habituellement bénignes et ne nécessitent pas d’analyse systématique lorsqu’elles sont parfaitement typiques.
Un traitement peut être proposé lorsqu’elles s’irritent, saignent par frottement ou provoquent une gêne.
Lésions inflammatoires ou cicatricielles
Certaines lésions inflammatoires localisées, cicatrices douloureuses ou nodules sous-cutanés peuvent parfois relever d’une exérèse.
Le traitement chirurgical dépend toutefois de la cause.
Une maladie inflammatoire diffuse, comme une hidradénite suppurée, ne doit pas être résumée à l’exérèse isolée d’un nodule. Elle nécessite une stratégie coordonnée pouvant associer traitements dermatologiques, mesures préventives et chirurgie dans certaines zones sélectionnées.
Quelles lésions doivent conduire à consulter ?
Une lésion cutanée mérite une évaluation lorsqu’elle :
- apparaît récemment ;
- se modifie ;
- augmente de taille ;
- change de couleur ;
- devient irrégulière ;
- saigne spontanément ;
- forme régulièrement une croûte ;
- s’ulcère ;
- ne cicatrise pas ;
- devient dure ou fixée ;
- provoque une douleur persistante ;
- récidive après un précédent traitement.
Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer, mais ils justifient un examen médical.
Comment surveiller un grain de beauté ?
La règle ABCDE peut aider à identifier certaines lésions pigmentées devant être examinées :
- A comme asymétrie : une moitié de la lésion ne ressemble pas à l’autre ;
- B comme bords : les contours deviennent irréguliers ou mal délimités ;
- C comme couleur : plusieurs couleurs apparaissent dans la même lésion ;
- D comme diamètre : la lésion augmente de taille ;
- E comme évolution : son aspect, son relief, sa couleur ou ses symptômes se modifient.
Le critère le plus important est souvent l’évolution.
Une lésion différente de tous les autres grains de beauté du patient, parfois appelée signe du « vilain petit canard », mérite également une évaluation dermatologique.
Une lésion pigmentée suspecte doit idéalement être examinée par un dermatologue, notamment par dermatoscopie, avant sa prise en charge chirurgicale. La dermatoscopie nécessite un matériel et une formation médicale spécifiques.
Comment se déroule le diagnostic ?
Consultation
La consultation permet de préciser :
- l’ancienneté de la lésion ;
- son évolution ;
- les éventuels symptômes ;
- les précédents traitements ;
- les antécédents personnels de cancer cutané ;
- les antécédents familiaux de mélanome ;
- l’exposition solaire ;
- les traitements anticoagulants ou immunosuppresseurs ;
- les allergies ;
- les difficultés de cicatrisation antérieures.
La lésion est examinée afin d’évaluer :
- sa taille ;
- sa profondeur apparente ;
- sa mobilité ;
- ses limites ;
- sa couleur ;
- sa localisation ;
- ses rapports avec les structures voisines ;
- les possibilités de fermeture après exérèse.
La consultation permet également d’expliquer la cicatrice prévisible et les limites du résultat esthétique.
Dermatoscopie
La dermatoscopie est principalement réalisée par le dermatologue.
Elle utilise une loupe éclairante permettant d’étudier des structures de la peau invisibles à l’œil nu.
Elle peut aider à distinguer :
- une lésion pigmentée bénigne ;
- un nævus atypique ;
- un carcinome ;
- une kératose ;
- une lésion suspecte de mélanome.
Elle ne remplace pas l’analyse anatomopathologique lorsqu’une lésion doit être retirée.
Échographie des parties molles
Une échographie peut être demandée pour une masse sous-cutanée lorsque l’examen ne permet pas de préciser avec certitude :
- sa profondeur ;
- son contenu ;
- ses limites ;
- ses rapports avec les tissus voisins ;
- sa nature kystique ou graisseuse.
Elle est particulièrement utile avant l’exérèse de certains lipomes, kystes profonds ou masses atypiques.
Biopsie cutanée
Une biopsie consiste à prélever une partie de la lésion pour l’analyser au microscope.
Elle peut être réalisée lorsque :
- la lésion est trop étendue pour être retirée immédiatement ;
- le diagnostic est incertain ;
- le résultat peut modifier l’étendue de l’intervention ;
- une maladie inflammatoire ou tumorale particulière est suspectée ;
- la reconstruction nécessaire doit être planifiée avant l’exérèse définitive.
Plusieurs techniques sont possibles :
- biopsie au punch ;
- biopsie incisionnelle ;
- biopsie-exérèse retirant toute la lésion.
Toute biopsie ou exérèse laisse une cicatrice, même lorsqu’elle est de petite taille.
Quelle différence existe-t-il entre une biopsie et une exérèse ?
Une biopsie retire uniquement une partie représentative de la lésion.
Elle a pour objectif principal d’obtenir un diagnostic avant de décider du traitement définitif.
Une exérèse retire l’ensemble de la lésion visible, avec ou sans marge de peau saine selon le diagnostic suspecté.
L’exérèse peut être :
- diagnostique, lorsqu’elle sert à déterminer la nature de la lésion ;
- thérapeutique, lorsqu’elle constitue directement le traitement ;
- carcinologique, lorsqu’elle respecte des marges adaptées à un cancer connu.
La technique doit être choisie avant l’intervention, car une biopsie partielle n’est pas appropriée pour toutes les lésions.
Comment prend-on en charge une suspicion de mélanome ?
Une lésion suspecte de mélanome nécessite une évaluation dermatologique rapide.
Lorsque cela est possible, le diagnostic repose sur une exérèse complète de toute la lésion visible, avec une marge diagnostique limitée, afin de permettre une analyse précise.
Une biopsie superficielle ou partielle peut sous-estimer l’épaisseur d’un mélanome et compliquer l’évaluation anatomopathologique. Elle est donc réservée à certaines situations particulières, notamment lorsque la lésion est très volumineuse ou située dans une zone anatomique complexe.
L’analyse mesure notamment l’indice de Breslow, correspondant à l’épaisseur du mélanome. Ce résultat détermine la largeur de la reprise d’exérèse et participe à la décision de proposer ou non d’autres examens, comme la recherche du ganglion sentinelle.
Après confirmation d’un mélanome, une seconde intervention retirant une marge supplémentaire de peau autour de la cicatrice est fréquemment nécessaire. La prise en charge est alors organisée dans un parcours dermatologique et oncologique spécialisé.
Qu’est-ce qu’une kératose actinique ?
La kératose actinique est une lésion provoquée par l’exposition chronique aux rayons ultraviolets.
Elle apparaît principalement sur les zones exposées :
- visage ;
- cuir chevelu dégarni ;
- oreilles ;
- dos des mains ;
- avant-bras.
Elle se présente souvent comme une zone :
- rouge ou rosée ;
- rugueuse ;
- squameuse ;
- plus facilement ressentie au toucher que visible.
Les kératoses actiniques sont considérées comme des lésions précancéreuses, car certaines peuvent évoluer vers un carcinome épidermoïde.
Elles ne nécessitent pas toutes une exérèse chirurgicale.
Selon leur nombre, leur localisation et leur aspect, le dermatologue peut proposer :
- cryothérapie ;
- traitement local ;
- photothérapie dynamique ;
- curetage ;
- biopsie ;
- exérèse en cas de doute diagnostique.
Quels sont les principaux cancers de la peau ?
Carcinome basocellulaire
Le carcinome basocellulaire est le cancer cutané le plus fréquent.
Il se développe habituellement lentement et reste localisé. Son risque de métastase est exceptionnel, mais il peut progressivement détruire les tissus environnants s’il n’est pas traité.
Il peut se présenter comme :
- une petite lésion rosée ou translucide ;
- un bouton qui ne cicatrise pas ;
- une plaque rouge persistante ;
- une ulcération ;
- une lésion formant régulièrement une croûte ;
- une lésion qui saigne facilement.
Le traitement dépend :
- de la taille ;
- de la localisation ;
- du sous-type histologique ;
- du caractère primaire ou récidivé ;
- des limites cliniques ;
- de l’âge et de l’état général.
La chirurgie constitue le traitement de référence de nombreux carcinomes basocellulaires. Une exérèse complète permet généralement la guérison lorsque la maladie reste localisée.
Carcinome épidermoïde cutané
Le carcinome épidermoïde se développe à partir des cellules superficielles de la peau.
Il peut apparaître sur une kératose actinique ou sur une peau apparemment saine.
Il peut prendre la forme :
- d’un nodule dur ;
- d’une plaque rouge et squameuse ;
- d’une lésion croûteuse ;
- d’une ulcération ;
- d’une plaie qui ne cicatrise pas ;
- d’une lésion douloureuse augmentant rapidement de taille.
Son risque d’extension locale, ganglionnaire ou métastatique est supérieur à celui du carcinome basocellulaire.
La rapidité de la prise en charge et les marges chirurgicales dépendent notamment :
- de la taille ;
- de la profondeur ;
- de la localisation ;
- du degré de différenciation ;
- de l’existence d’une atteinte nerveuse ;
- de l’immunodépression ;
- du caractère récidivé.
Les formes à haut risque nécessitent une prise en charge dermatologique et oncologique spécialisée.
Mélanome
Le mélanome se développe à partir des mélanocytes, cellules responsables de la pigmentation de la peau.
Il peut apparaître :
- sur une peau auparavant normale ;
- à partir d’un grain de beauté préexistant ;
- plus rarement, sous un ongle ou sur une muqueuse.
Son pronostic dépend fortement de son épaisseur au moment du diagnostic.
Une détection précoce et une exérèse adaptée offrent les meilleures chances de guérison. En cas de suspicion, l’objectif initial n’est pas de réaliser immédiatement une large exérèse, mais d’obtenir une exérèse diagnostique complète permettant de mesurer précisément l’épaisseur de la tumeur.
Tous les cancers cutanés peuvent-ils être opérés dans le même cadre ?
Non.
Certaines lésions cutanées localisées peuvent être retirées sous anesthésie locale dans le cadre d’une chirurgie ambulatoire.
Une orientation vers un dermatologue, un chirurgien plasticien, un chirurgien spécialisé ou un centre expert peut être préférable lorsque la lésion :
- est suspecte de mélanome ;
- est située sur une paupière ;
- touche le nez, les lèvres ou l’oreille ;
- se situe sur la main, les doigts ou les organes génitaux ;
- est très volumineuse ;
- est mal limitée ;
- est profondément fixée ;
- est récidivée ;
- nécessite une chirurgie micrographique ;
- impose une reconstruction complexe ;
- est associée à des ganglions suspects ;
- présente des critères histologiques de haut risque.
Cette orientation permet de préserver au mieux la fonction, l’esthétique et la qualité du traitement carcinologique.
Quand faut-il retirer une lésion cutanée ?
Une exérèse peut être proposée pour plusieurs raisons.
Obtenir un diagnostic
Une lésion peut être retirée lorsqu’il existe un doute sur sa nature.
L’analyse anatomopathologique permet alors de déterminer s’il s’agit :
- d’une lésion bénigne ;
- d’une lésion précancéreuse ;
- d’un carcinome ;
- d’un mélanome ;
- d’une autre tumeur plus rare.
Traiter une lésion gênante
Une lésion bénigne peut être retirée lorsqu’elle provoque :
- des douleurs ;
- des épisodes inflammatoires ;
- des saignements par frottement ;
- une gêne liée aux vêtements ;
- une compression ;
- une limitation fonctionnelle ;
- une gêne esthétique importante.
Traiter un cancer connu
Lorsque le diagnostic est déjà établi, l’exérèse doit respecter des principes carcinologiques adaptés au type de cancer.
La quantité de peau retirée dépend :
- de la nature de la tumeur ;
- de sa taille ;
- de ses limites ;
- de son épaisseur ;
- de sa localisation ;
- de son niveau de risque.
Les marges ne doivent donc pas être identiques pour toutes les lésions.
Comment se déroule une exérèse cutanée ?
L’intervention comprend généralement plusieurs étapes :
- vérification de l’identité du patient et de la lésion à retirer ;
- dessin de l’exérèse et de la future cicatrice ;
- désinfection de la peau ;
- injection de l’anesthésique local ;
- exérèse de la lésion ;
- contrôle du saignement ;
- fermeture directe ou reconstruction ;
- réalisation du pansement ;
- envoi de la pièce au laboratoire lorsque cela est indiqué.
La durée du geste dépend :
- de la taille de la lésion ;
- de sa profondeur ;
- de sa localisation ;
- du type de fermeture ;
- de la nécessité d’une reconstruction.
Comment fonctionne l’anesthésie locale ?
L’anesthésique est injecté autour ou sous la lésion.
L’injection peut provoquer pendant quelques secondes :
- une sensation de piqûre ;
- une brûlure ;
- une tension locale.
La zone devient ensuite insensible.
Le patient peut ressentir :
- une pression ;
- des mouvements ;
- une sensation de traction.
Il ne doit pas ressentir de douleur vive. Une injection complémentaire peut être réalisée si nécessaire.
L’effet anesthésiant persiste généralement pendant plusieurs heures après l’intervention.
Faut-il être à jeun ?
Une intervention réalisée uniquement sous anesthésie locale ne nécessite généralement pas d’être à jeun.
Il est souvent préférable de prendre un repas léger avant le rendez-vous afin de limiter le risque de malaise.
Des consignes différentes peuvent être données lorsqu’une sédation ou une anesthésie générale est envisagée.
Les instructions transmises par l’équipe doivent toujours être respectées.
Faut-il arrêter les anticoagulants ?
Les anticoagulants et les médicaments antiagrégants ne doivent jamais être arrêtés sans avis médical.
Selon le médicament, la lésion, la localisation et le risque de saignement, il peut être décidé :
- de poursuivre le traitement ;
- de modifier temporairement sa prise ;
- de reporter l’intervention ;
- d’organiser des précautions particulières.
L’arrêt non encadré d’un traitement anticoagulant peut exposer à un risque de thrombose, d’embolie ou d’accident vasculaire.
Comment la peau est-elle refermée ?
Suture directe
Lorsque la taille et la localisation le permettent, les bords de la plaie sont rapprochés directement.
La cicatrice est généralement plus longue que le diamètre initial de la lésion, car une forme allongée est nécessaire pour éviter la formation de replis aux extrémités.
Des points peuvent être placés :
- sous la peau ;
- sur la peau ;
- sur plusieurs plans.
Cicatrisation dirigée
Dans certaines localisations, la plaie peut être laissée ouverte afin de cicatriser progressivement.
Cette méthode peut être choisie lorsque :
- la fermeture directe créerait une tension excessive ;
- une infection est présente ;
- la localisation se prête à une cicatrisation spontanée ;
- le résultat anatomopathologique doit être connu avant une reconstruction.
Elle nécessite des pansements jusqu’à la fermeture complète.
Lambeau local
Un lambeau consiste à déplacer une zone de peau voisine pour couvrir la perte de substance.
Cette technique peut être utilisée lorsqu’une fermeture directe déformerait une structure ou créerait une tension trop importante.
Greffe de peau
Une greffe consiste à prélever une fine portion de peau sur une autre partie du corps pour recouvrir la zone opérée.
Elle peut être nécessaire après certaines exérèses étendues.
Les reconstructions complexes, notamment sur le visage, peuvent justifier une orientation vers une équipe spécialisée.
Pourquoi la cicatrice est-elle plus longue que la lésion ?
Une lésion arrondie est généralement retirée selon une forme elliptique.
Cette forme permet de rapprocher les bords sans créer de replis importants.
La cicatrice finale peut donc mesurer plusieurs fois le diamètre apparent de la lésion.
Sa longueur dépend également :
- de la souplesse de la peau ;
- de la localisation ;
- des lignes naturelles de tension ;
- de la marge nécessaire ;
- du type de reconstruction.
La taille de la cicatrice prévisible doit être expliquée avant l’intervention.
La lésion est-elle toujours envoyée au laboratoire ?
Une lésion retirée pour une raison diagnostique ou carcinologique doit être adressée au laboratoire d’anatomopathologie.
L’analyse permet de préciser :
- la nature exacte de la lésion ;
- son caractère bénin, précancéreux ou cancéreux ;
- son sous-type ;
- son épaisseur ou sa profondeur ;
- la présence de facteurs de risque ;
- le caractère complet ou incomplet de l’exérèse.
Pour certaines lésions superficielles parfaitement typiques, détruites sans exérèse, aucune pièce ne peut être analysée.
Lorsqu’un doute existe sur la nature de la lésion, une technique permettant une analyse doit être privilégiée.
Comment interpréter le résultat anatomopathologique ?
Le compte rendu peut conclure à :
- une lésion bénigne complètement retirée ;
- une lésion bénigne atteignant une limite d’exérèse ;
- une lésion précancéreuse ;
- un cancer complètement retiré ;
- un cancer dont les marges sont insuffisantes ;
- une lésion nécessitant des examens complémentaires.
Une marge atteinte ne signifie pas nécessairement qu’une tumeur visible reste présente.
Cela signifie que des cellules anormales atteignent le bord du prélèvement examiné.
Selon le diagnostic, plusieurs solutions sont possibles :
- simple surveillance ;
- nouvelle exérèse ;
- reprise avec une marge plus large ;
- avis dermatologique ou oncologique ;
- discussion en réunion de concertation multidisciplinaire.
Le résultat doit donc toujours être interprété en fonction de la nature de la lésion.
Quelles sont les suites de l’intervention ?
Après une exérèse cutanée, il est possible de ressentir :
- une gêne ;
- une sensation de tension ;
- des picotements ;
- une douleur modérée ;
- un engourdissement temporaire ;
- un petit gonflement ;
- des ecchymoses.
La douleur est généralement contrôlée par des antalgiques simples.
Il est conseillé de limiter les mouvements mettant la cicatrice en tension, en particulier pendant les premiers jours.
Les consignes dépendent de la localisation et de la taille de l’intervention.
Comment réaliser les soins de la cicatrice ?
Les soins peuvent comprendre :
- maintien du premier pansement pendant la durée indiquée ;
- nettoyage à l’eau et au savon doux ;
- séchage par tamponnement ;
- changement régulier du pansement ;
- surveillance de la rougeur et de l’écoulement ;
- ablation des fils au délai prévu.
Il convient d’éviter :
- les produits irritants ;
- l’alcool sur la plaie ;
- les antiseptiques répétés sans indication ;
- le grattage ;
- l’arrachement des croûtes ;
- l’immersion prolongée avant cicatrisation.
Les douches sont généralement possibles selon les consignes reçues.
La baignade, la piscine et le sauna doivent attendre une cicatrisation suffisante.
Quand les fils sont-ils retirés ?
Le délai dépend principalement de la localisation.
Les fils sont généralement retirés plus rapidement sur le visage que sur le tronc, les membres ou les zones soumises à une forte tension.
Certains fils placés sous la peau sont résorbables et ne nécessitent pas de retrait.
Le délai exact est précisé sur l’ordonnance ou le document de sortie.
Un retrait trop précoce peut favoriser l’ouverture de la plaie, tandis qu’un retrait trop tardif peut rendre les marques de points plus visibles.
Comment évolue une cicatrice ?
Une cicatrice évolue pendant plusieurs mois.
Elle peut être initialement :
- rouge ;
- légèrement gonflée ;
- ferme ;
- sensible ;
- prurigineuse.
Elle s’assouplit et s’éclaircit progressivement.
Son aspect définitif dépend :
- de la localisation ;
- de la tension ;
- de la qualité de la peau ;
- de l’âge ;
- du tabagisme ;
- de l’exposition solaire ;
- d’une éventuelle infection ;
- des caractéristiques individuelles de cicatrisation.
Aucune technique ne permet de garantir une cicatrice invisible.
Comment protéger la cicatrice du soleil ?
Une cicatrice récente exposée au soleil peut devenir durablement plus foncée ou plus rouge.
Une protection est recommandée pendant plusieurs mois :
- vêtement ;
- pansement ou ruban adapté ;
- écran solaire à indice élevé sur une cicatrice fermée ;
- limitation de l’exposition directe.
L’écran solaire ne doit pas être appliqué sur une plaie encore ouverte, sauf produit spécifiquement recommandé.
Qu’est-ce qu’une cicatrice hypertrophique ou chéloïde ?
Une cicatrice hypertrophique devient épaisse, rouge et en relief, mais reste généralement limitée à la zone de la plaie.
Une chéloïde dépasse les limites initiales de la cicatrice.
Ces réactions sont plus fréquentes :
- sur le thorax ;
- sur les épaules ;
- sur le haut du dos ;
- au niveau des oreilles ;
- chez certaines personnes prédisposées.
Un antécédent de cicatrice chéloïde doit être signalé avant l’intervention.
Une exérèse réalisée pour une gêne esthétique peut être déconseillée lorsque le risque de cicatrice plus visible est important.
Quels sont les risques d’une chirurgie cutanée ?
Les complications possibles comprennent :
- douleur ;
- saignement ;
- hématome ;
- infection ;
- accumulation de liquide ;
- ouverture partielle de la cicatrice ;
- retard de cicatrisation ;
- nécrose d’une partie de la peau ;
- réaction aux fils ;
- cicatrice élargie ;
- cicatrice hypertrophique ou chéloïde ;
- modification de la pigmentation ;
- diminution temporaire ou durable de la sensibilité ;
- lésion d’un petit nerf ;
- récidive de la lésion ;
- exérèse incomplète ;
- nécessité d’une nouvelle intervention.
Le niveau de risque dépend de la taille, de la localisation, du diagnostic et de l’état général du patient.
Quels facteurs peuvent ralentir la cicatrisation ?
La cicatrisation peut être plus difficile en présence :
- de tabagisme ;
- de diabète déséquilibré ;
- d’une mauvaise circulation sanguine ;
- d’une immunodépression ;
- d’une dénutrition ;
- de traitements corticoïdes ;
- de certains traitements anticancéreux ;
- d’une infection ;
- d’une forte tension sur la cicatrice ;
- de frottements répétés.
Ces éléments sont recherchés avant l’intervention afin d’adapter la technique et les soins.
Quand reprendre le travail et le sport ?
La reprise dépend :
- de la taille de l’exérèse ;
- de la localisation ;
- du type de fermeture ;
- de la profession ;
- des mouvements nécessaires ;
- des risques de frottement ou de choc.
Une activité de bureau peut parfois être reprise immédiatement ou rapidement après une petite exérèse.
Une interruption plus longue peut être nécessaire lorsqu’une intervention est située :
- sur une articulation ;
- sur le dos ;
- au niveau d’une zone de frottement ;
- sur un membre très sollicité ;
- dans une région nécessitant une greffe ou un lambeau.
Les sports mettant la cicatrice en tension doivent être repris progressivement.
Quels signes doivent conduire à consulter après l’intervention ?
Une évaluation médicale est recommandée en cas :
- de saignement persistant malgré une compression ;
- de gonflement rapidement croissant ;
- de douleur augmentant après une amélioration initiale ;
- de fièvre ;
- de rougeur qui s’étend ;
- d’écoulement purulent ;
- d’ouverture de la plaie ;
- de coloration noire ou violacée de la peau ;
- de perte brutale de sensibilité ou de mobilité ;
- de malaise ;
- de réaction allergique.
Un léger suintement, une petite ecchymose ou une sensibilité modérée peuvent être habituels au début.
Foire aux questions
Toutes les lésions cutanées doivent-elles être retirées ?
Non. De nombreuses lésions bénignes peuvent être surveillées lorsqu’elles sont asymptomatiques et ne présentent aucun caractère suspect.
Faut-il consulter un dermatologue avant une exérèse ?
Une évaluation dermatologique est particulièrement importante pour les lésions pigmentées, atypiques, multiples, situées sur le visage ou suspectes de cancer.
Une dermatoscopie est-elle toujours nécessaire ?
Non. Elle est surtout utile pour l’évaluation des lésions pigmentées et de certaines lésions tumorales. Elle est généralement réalisée par le dermatologue.
Une biopsie est-elle toujours réalisée avant l’opération ?
Non. Certaines petites lésions peuvent être retirées entièrement dès le premier geste. Une biopsie préalable est surtout utile lorsque le diagnostic modifierait l’étendue de l’intervention.
Un grain de beauté peut-il être retiré au laser ?
Une lésion pigmentée nécessitant une analyse ne doit pas être détruite sans possibilité d’examen anatomopathologique.
Une cicatrice est-elle inévitable ?
Oui. Toute incision ou exérèse laisse une cicatrice. L’objectif est de la positionner et de la fermer dans les meilleures conditions possibles.
La cicatrice sera-t-elle de la même taille que la lésion ?
Pas nécessairement. Elle est souvent plus longue afin de permettre une fermeture sans replis excessifs.
L’intervention est-elle douloureuse ?
L’injection de l’anesthésique peut provoquer une brève sensation de brûlure. La zone est ensuite insensible pendant l’intervention.
Faut-il être à jeun ?
Généralement non pour une anesthésie locale seule, sauf consigne contraire.
Peut-on conduire après l’intervention ?
Cela dépend de la localisation, de la taille du geste et des mouvements nécessaires pour conduire en sécurité.
Les anticoagulants doivent-ils être arrêtés ?
Jamais sans avis médical. La conduite à tenir est adaptée individuellement.
La pièce retirée est-elle systématiquement analysée ?
Les lésions retirées pour une indication diagnostique ou carcinologique doivent être analysées. Cette analyse n’est pas possible lorsqu’une lésion est simplement détruite.
Combien de temps faut-il pour recevoir le résultat ?
Le délai dépend du laboratoire et de la nécessité éventuelle de techniques d’analyse complémentaires.
Que se passe-t-il si l’exérèse est incomplète ?
La conduite dépend du diagnostic. Une surveillance peut suffire pour certaines lésions bénignes, tandis qu’un cancer nécessite souvent une reprise chirurgicale.
Un carcinome cutané peut-il guérir après l’exérèse ?
Oui. De nombreux carcinomes localisés sont guéris par une exérèse complète.
Un mélanome est-il traité comme un carcinome ?
Non. Sa prise en charge dépend notamment de son épaisseur et peut nécessiter une reprise d’exérèse, un bilan ganglionnaire et un suivi oncologique spécialisé.
Peut-on retirer plusieurs lésions pendant la même séance ?
Parfois. La décision dépend de leur nombre, de leur localisation, de la durée du geste et de la quantité d’anesthésique nécessaire.
Quand peut-on se doucher ?
Cela dépend du pansement et du type de fermeture. Les consignes sont précisées après l’intervention.
Quand reprendre le sport ?
La reprise est adaptée à la localisation de la cicatrice et au risque de tension ou de choc.
Chirurgie cutanée à Nancy et Épinal
Le Docteur Elias Bouziane réalise à Nancy et à Épinal l’exérèse chirurgicale de certaines lésions cutanées et sous-cutanées sélectionnées, notamment :
- kystes épidermoïdes ;
- lipomes superficiels ;
- nævus nécessitant une analyse ;
- lésions cutanées bénignes gênantes ;
- lésions suspectes adressées pour biopsie ou exérèse ;
- certains carcinomes cutanés localisés ;
- cicatrices ou nodules sélectionnés nécessitant une exérèse.
La consultation permet :
- d’examiner la lésion ;
- de vérifier l’indication opératoire ;
- d’évaluer la cicatrice prévisible ;
- de déterminer si une imagerie ou une biopsie préalable est nécessaire ;
- de choisir le type d’anesthésie ;
- d’organiser l’analyse anatomopathologique ;
- de prévoir une éventuelle orientation spécialisée.
Les lésions pigmentées suspectes, les mélanomes, les tumeurs complexes, les lésions de certaines zones sensibles et les situations nécessitant une reconstruction importante sont prises en charge en collaboration avec un dermatologue ou orientées vers une équipe spécialisée.
Lorsqu’une exérèse est indiquée et compatible avec une chirurgie ambulatoire, elle est généralement réalisée sous anesthésie locale, avec un retour à domicile immédiatement après l’intervention.